Camps de ré-éducation au Xinjiang : « On peut rester dans ces camps très longtemps, certains à perpétuité »

Novastan

Fin septembre a été créé à Paris le comité préparatif de la future Assemblée nationale des Ouïghours. Cet organisme n’est pas destiné à remplacer le Congrès mondial des Ouïghours, dont la présidente honoraire, Rebiya Kadeer, a assisté à la création du comité.

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La Chine assure que ses Ouïghours sont traités de façon « humaine » dans les camps

LeMuslimPost, 01.11.2018

Les accusation à l’encontre de la Chine qui a créé des camps de « rééducation » destinés à accueillir des Ouïghours servent « à créer le désordre et à provoquer un discours antichinois », selon la presse d’Etat chinoise. Sous la pression internationale, le pays a finalement reconnu l’existence de camps. Un aveu qui n’a rien d’un mea culpa : la Chine justifie en effet ses actions sous couvert de lutte contre le terrorisme ou encore contre le séparatisme.

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Le Parti communiste du Xinjiang veut combattre le halal

LeMuslimPost, 01.11.2018

 

Ürümqi, la capitale régionale du Xinjiang, veut étouffer l’expression religieuse. Depuis plusieurs années, les mesures se succèdent pour invisibiliser les musulmans ouïghours : interdiction du voile, des barbes longues ou des prénoms musulmans. Lors du ramadan, tout est également fait pour empêcher les fidèles de ne pas pratiquer le jeûne. Les dirigeants du Parti communiste chinois d’Urumqi ont cette fois décidé de s’attaquer au halal.

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Chine : l’élite ouïghoure décapitée au Xinjiang

Asialyst, 01.11.2018

Tashpolat Tiyip à Paris, durant la cérémonie de remise de son titre de docteur honoris causa à la Sorbonne en novembre 2008. (Crédit : DR)

Un million de Ouïghours internés en Chine. Peut-être plus. Depuis la publication d’un rapport de l’ONU, le scandale international a pris une telle ampleur que la Chine a admis l’existence d’un système global de camps de rééducation dans sa province du Xinjiang. Plus définitif encore : Pékin vient de « légaliser » ce système, les officiels parlant même désormais de « centres de formation professionnelle ». Aspect encore trop peu connu de cette répression : l’élite ouïghoure est touchée de plein fouet. Dernier exemple en date : Tashpolat Tiyip, docteur honoris causa de l’École Pratique des Hautes Etudes (EPHE), vient d’être condamné à mort.

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Human Rights Watch accuse la Chine de violation à grande échelle des droits de la minorité ouïghoure

Novastan, 16.10.2018

Après des condamnations de plus en plus fréquentes de la situation des droits de l’Homme au Xinjiang, l’organisation Human Rights Watch a publié un rapport dénonçant les autorités chinoises et leur responsabilité dans la répression en cours.

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Camps d’internement au Xinjiang : la Chine sous pression internationale

Asialyst, 09.10.2018

L’affaire devient toujours plus gênante pour Pékin. Début août, un comité d’experts de la commission des droits de l’homme de l’ONU publiait un rapport retentissant : plus d’un million de Ouïghours seraient internés dans des camps de rééducation au Xinjiang, dans le Nord-Ouest chinois. Depuis, l’Union européenne fait écho aux Nations Unies pour mettre la pression sur la Chine. Les États-Unis réfléchiraient même à des sanctions. Si bien que Pékin a été forcé de répondre : il n’existe « pas de camps au Xinjiang », il s’agit uniquement « d’éduquer » les Ouïghours.

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Les camps d’internement débarrassent la Chine de classes entières de la société

Slate, 09.10.2018

L’été dernier, les liaisons électroniques entre la région du Xinjiang, dans l’ouest de la Chine, et le reste du monde ont commencé à se rompre. Les Ouïghours, qui constituent le plus important groupe ethnique du Xinjiang, se sont mis à supprimer leurs amis et les membres de leurs familles installés à l’étranger de leurs contacts sur WeChat, la principale plateforme de communication en ligne du pays. Beaucoup ont demandé à leurs proches de ne pas les contacter par téléphone. La famille de l’un des Ouïghours à qui j’ai pu parler a réussi à communiquer clandestinement une dernière fois en passant par la fonction tchat d’un jeu vidéo. En 2009, le gouvernement avait déjà totalement coupé internet durant presque un an, mais c’était différent. Cette fois-ci, des groupes minoritaires entiers se sont coupés eux-mêmes du monde extérieur, en effaçant un par un leurs contacts.

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Nouveaux appels à la fermeture des “camps de rééducation” du Xinjiang

Challenges, 09.10.2018

GENEVE (Reuters) – La France et l’Allemagne ont réclamé la fermeture des “camps de rééducation” du Xinjiang, dans l’ouest de la Chine, où des centaines de milliers de Ouïghours et d’autres membres de minorités musulmanes subissent un endoctrinement politique.

Les représentants français et allemand ont formulé mardi cette demande au Conseil des droits de l’homme de Genève, où se tenait pour la première fois une conférence sur ce dossier politiquement très sensible.

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Répression des Ouïghours en Chine : le retour de la Révolution culturelle

France Inter, 14.09.2018

Minorité nationale et religieuse du nord-ouest de la Chine, les Ouïghours sont soumis à une répression et un endoctrinement de masse qui font l’objet d’un rapport inquiétant de l’organisation Human Rights Watch.

On se croirait revenu au temps de la Révolution culturelle des années 60 en Chine. Dans la province du Xinjiang, dans le nord-ouest du pays, le peuple Ouïghour est soumis à une répression et un endoctrinement dignes de l’ère maoïste, et dont on pensait le régime chinois définitivement revenu.

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Ouïghours: la Chine a-t-elle transformé le Xinjiang en “un énorme camp d’internement”?

Levif, 14.09.2018

La Chine a vigoureusement démenti lundi la détention dans des centres de rééducation d’un million de Ouïghours, ethnie majoritaire de la région musulmane du Xinjiang (nord-ouest), mais a défendu sa politique sécuritaire de lutte contre l’extrémisme et le terrorisme.

Lors d’une audition devant un comité des droits de l’homme de l’ONU à Genève, un responsable chinois a assuré qu’aucun groupe ethnique ni aucune religion n’était visé en particulier. “Les citoyens du Xinjiang, y compris les Ouïghours, jouissent des mêmes libertés et des mêmes droits”, a déclaré Ma Youqing, directeur du Département du travail du Front Uni, agence du Parti communiste chinois, au pouvoir à Pékin.

Lors de la première journée de la session consacrée par le Comité de l’ONU pour l’élimination de la discrimination raciale, l’un des 18 membres de ce comité, Gay McDougall, avait exprimé vendredi sa vive préoccupation au sujet de “nombreux rapports crédibles” affirmant que la Chine avait transformé le Xinjiang en “quelque chose qui ressemble à un énorme camp d’internement”.

Mme McDougall a cité des informations émanant de groupes de défense des droits de l’homme et faisant état d’un million de Ouïghours et de membres d’autres minorités musulmanes qui seraient détenus dans des centres de lutte contre l’extrémisme.

– “Totalement faux” –

M. Ma, qui faisait partie de la délégation chinoise d’une cinquantaine de membres venus répondre aux questions du comité, a affirmé que “l’argument d’un million de Ouïghours détenus dans des centres de rééducation est totalement faux”.

Il a également démenti l’affirmation de Mme McDougall selon laquelle la région du Xinjiang serait devenue “une zone de non-droit”. “Il n’y a aucune politique visant une minorité ethnique en particulier, ni limitant les droits et la liberté de religion du peuple ouïghour”, a ajouté le responsable chinois. Mais Mme McDougall n’a pas été convaincue par ses arguments.

“Vous dites que je me suis trompée sur le chiffre d’un million. Mais alors, combien sont-ils ? Et quelles sont les lois qui ont permis leur détention ?”, a-t-elle demandé. “Il nous faut plus qu’un simple démenti.” Le Xinjiang compte environ 22 millions d’habitants, dont près de la moitié de Ouïghours d’origine turque, dont beaucoup se plaignent de discriminations de la part de la majorité Han (chinois).

La Chine est accusée d’y avoir ouvert des centres de rééducation où des personnes soupçonnées d’intentions hostiles ou jugées suspectes y suivraient notamment des cours de mandarin ou des formations idéologiques.

Le Parti communiste justifie la surveillance de la population dans ce vaste territoire semi-désertique, où check-points policiers et caméras de surveillance sont omniprésents, par les menaces posées par l’extrémisme islamiste, le terrorisme et le séparatisme.

Des attentats imputés à des “séparatistes” ou musulmans radicalisés ont ainsi fait des centaines de morts ces dernières années dans la région ainsi qu’ailleurs dans le pays.

Dans un long éditorial, le Global Times, un influent quotidien proche du Parti communiste chinois, a défendu la politique sécuritaire qui a permis “d’éviter” que le Xinjiang devienne une nouvelle Syrie.

“Des politiciens et médias des Etats-Unis et d’autres pays occidentaux ont intensément critiqué la gouvernance du Xinjiang, parlant de massives violations des droits de l’homme et qualifiant la région de prison à ciel ouvert”, s’insurge le journal.

“Leur objectif est de semer le trouble au Xinjiang, et de détruire la stabilité si péniblement accomplie dans la région”, poursuit-t-il.

Grâce au durcissement sécuritaire, “le Xinjiang a été sauvé alors qu’il était au bord du chaos, évitant le sort d’une nouvelle Syrie ou d’une nouvelle Libye”, insiste l’éditorial.

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