Les commerçants du Xinjiang contraints de respecter des règles absurdes

Bitter Winter 

Les autorités de la région autonome ouïghoure du Xinjiang considèrent le prétendu « maintien de la stabilité » comme leur politique prioritaire et adoptent toutes sortes de mesures pour l’assurer.

Lire la suite...

Dolkun Isa : “99% des Ouïghours en exil ont perdu tout contact avec leur famille”

23.12.2018, Parismatch

Dolkun Isa à Paris, en octobre 2018.

Selon des organisations de défense des droits de l’Homme, plus d’un million d’Ouïghours, une minorité turcophone et musulmane chinoise, seraient détenus dans des camps d’internement. Dolkun Isa, président du Congrès mondial des Ouïghours, qui a quitté la Chine en 1994 pour l’Allemagne, revient pour Paris Match sur la situation des Ouïghours, à propos de laquelle très peu d’informations filtrent.

Lire la suite...

Usines et hôpitaux transformés en camps de détention (vidéos)

23.12.2018, Bitter Winter

Un plan secret visant à cacher les Ouïghours détenus dans des installations inoffensives est dévoilé, révélant ainsi la demande insatiable de la région autonome du Xinjiang pour davantage d’espace de détention.

Les autorités de la Région autonome ouïghoure du Xinjiang ont commencé à construire des camps de transformation par l’éducation en 2014 pour détenir et « réformer » les musulmans d’origine ethnique ouïghoure. Lorsque Chen Quanguo est devenu secrétaire du Parti du Xinjiang en 2016, les activités de construction de camps et de rééducation se sont accélérées. À partir de 2017, de nombreuses grandes bases industrielles, écoles du Parti, hôpitaux et bâtiments scolaires du Xinjiang ont été convertis en camps.

Il semble que le gouvernement ait voulu cacher l’ampleur de sa détention massive et de sa rééducation. Quelques exemples permettent de faire la lumière sur cette pratique.

Le parc industriel du vêtement du comté de Huocheng dans le Xinjiang a été transformé en camp de détention, mais l’enseigne du parc industriel reste inchangée près de l’entrée.

Le parc industriel du vêtement du comté de Huocheng a été construit en 2015 sur Chaoyang South Road, à l’extrême frontière ouest de la Chine. Le complexe de l’usine couvre une superficie d’environ 323 000 pieds carrés (environ 30 000 mètres carrés). Le parc industriel comprenait des ateliers de production et de formation pour le textile, la soudure électrique, l’habillement, le tricot et les produits connexes. Le complexe employait plus de 2 000 travailleurs. Mais cette installation moderne et de grande envergure n’a servi industriellement que pendant deux ans.

Les murs entourant le parc industriel du vêtement du comté de Huocheng dans le Xinjiang sont dissimulés par de grands panneaux de propagande, avec des caméras de surveillance au-dessus des murs :

Aujourd’hui, une clôture de protection se dresse devant l’entrée du parc industriel. Il est entouré de murs d’environ 13 pieds (quatre mètres) de haut, avec des caméras de surveillance montées sur les murs tous les 33 pieds (dix mètres).

Les routes menant à ce camp à Huocheng sont pleines de caméras de surveillance.

Des sources révèlent à Bitter Winter qu’en octobre 2017, le gouvernement local a converti cette installation industrielle en un camp de transformation par l’éducation pour la détention des Ouïghours. En novembre de la même année, plus de 3 000 personnes y étaient détenues. En septembre 2018, le nombre de détenus dépassait 6 000. Parmi ceux-ci, plus de 700 provenaient de deux brigades locales de la ville de Huiyuan dans le comté (une brigade est une unité administrative au niveau du villagedans le Xinjiang).

Un membre du personnel du camp rapporte que « chaque personne qui est détenue ici a des problèmes idéologiques, alors nous lui donnons une éducation patriotique. La première étape est d’apprendre le mandarin et d’être capable de maîtriser 3 000 caractères chinois. La deuxième étape consiste à étudier le droit. La troisième étape consiste à acquérir des compétences. Il n’y a pas de liberté ici. Tous les aspects de leur routine quotidienne (littéralement « manger, boire et aller aux toilettes ») sont sous notre surveillance. »

À côté du camp se trouve un « point de contrôle de la sécurité publique d’un dépôt pétrolier ». Tous les véhicules doivent être inspectés avant d’être autorisés à passer.

Les hôpitaux – généralement des endroits où il est possible de sauver des vies et de soigner des blessés – ont également été utilisés pour loger des prisonniers politiques. Par exemple, l’hôpital de Xinhua a été construit en 1991 et fut l’un des premiers hôpitaux de la ville de Yining. L’établissement est grand : l’aile principale de l’hôpital compte quatre étages, avec environ 34 salles à chaque étage, et quatre lits par salle. Un deuxième bâtiment, qui fournissait des soins aux hauts responsables du parti, compte douze étages, 24 chambres à chaque étage, avec deux lits par chambre. Ces plus de 1 000 lits peuvent maintenant contenir plus de 2 500 personnes.

L’extérieur de l’hôpital de Xinhua dans la ville de Yining :

Selon certaines sources, le gouvernement local avait prévu d’actualiser et de réaménager l’hôpital général vieux de 26 ans pour en faire l’hôpital pour enfants de la préfecture de Yili au cours du premier semestre de 2017. De façon inattendue, cependant, les services de sécurité l’ont réclamé pour faire un camp de transformation par l’éducation à la place.

Aujourd’hui, sur le côté droit de l’entrée de l’hôpital, un nouveau poste de police a été construit. Un panneau « Sécurité publique » y est accroché et des panneaux « Sortie » et « Entrée » ont été ajoutés de part et d’autre de la porte. À l’entrée, il y a un système de sécurité pour l’enregistrement des sacs. Toute personne qui entre doit passer par un processus de sécurité qui comprend la reconnaissance faciale et l’identification par carte d’identité.

Les policiers sont de garde à la guérite ; la zone est fortement gardée.

Bitter Winter a déjà fait état de telles conversions de bâtiments existants en camps de « transformation par l’éducation », et de telles conversions existent dans toute la province du Xinjiang. Les preuves suggèrent que le Parti communiste chinois (PCC) avait l’intention de tromper le public en cachant des camps de rééducation dans des bâtiments communautaires « normaux ». Cependant, au fur et à mesure que de plus en plus de camps « cachés » dans le Xinjiang sont exposés, ils ne servent que de preuve de la violation par les autorités des droits de l’homme et de leur besoin toujours croissant de trouver plus d’espace pour détenir les musulmans ouïghours.

Lire la suite...

L’inventivité chinoise pour dissimuler les détentions illégales

23.12.2018, Bitter Winter

Craignant les inspecteurs internationaux qui enquêtent sur les violations des droits de l’homme en Chine, les autorités adoptent des méthodes strictes pour dissimuler leurs activités et réduire les familles au silence.

Les camps chinois de « transformation par l’éducation » visant les musulmans de la minorité ethnique ouïghoure ont récemment attiré l’attention et suscité les condamnations de la communauté internationale, déclenchant des appels à des équipes d’inspection afin d’enquêter sur la situation sur le terrain. En prélude à l’arrivée éventuelle des inspecteurs, les autorités provinciales du Xinjiang multiplient les efforts dans le but de cacher la vérité à propos des camps.

Lire la suite...

DES MANIFESTATIONS À BERLIN EN SOLIDARITÉ AVEC LES OUÏGHOURS

Actualite News

Une manifestation s’est tenue, vendredi, devant le consulat chinois à Berlin où les personnes rassemblées ont exprimé leur solidarité avec le peuple ouïghour.

Des représentants du Congrès mondial ouïghour, de l’Union du Turkestan oriental en Europe, de l’association Berlin Alperenler et de la communauté turque de Berlin ont participé à la manifestation.

Lire la suite...

Dispersion et détention des Ouïghours : c’est pire qu’on ne le pensait

Bitter Winter

Hier, Bitter Winter a annoncé que des détenus issus de l’ethnie ouïghoure ont été transférés dans des prisons situées dans des provinces au-delà du Xinjiang. De nouvelles informations obtenues de nos reportages continus révèlent les efforts déployés par l’État chinois pour détenir et « rééduquer » la population, l’utilisation de la torture pour faciliter la rééducation et la détermination à cacher tous ces efforts.

Lire la suite...

Des Ouïghours transférés en secret pour dissimuler les détentions massives

Bitter Winter

D’après des sources internes au parti communiste chinois (PCC), les provinces du Shaanxi, de Mongolie Intérieure, du Gansu, du Heilongjiang et d’autres se sont vu fixer des quotas de détenus qu’ils doivent accueillir. Actuellement, ces sources déclarent que le quota pour la province centrale chinoise du Shaanxi est fixé à 25 000 personnes. Il est estimé que 500 000 musulmans ouïghours seront dispersés et détenus à travers la Chine.

Lire la suite...

Espionner les Ouïghours: compte-rendu d’un étudiant chinois Han

Mediapart

En août, le Comité des Nations Unies pour l’élimination de la discrimination raciale a annoncé que plus d’un million d’Ouïghours pourraient être secrètement emprisonnés par le gouvernement chinois dans des camps de «rééducation» au Xinjiang.  Lors d’un évènement public  à New York le 28 septembre, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi (王毅), n’a pas apporté de réponse directe à la question des camps de rééducation.  Au lieu de cela, il a souligné que les actions du gouvernement chinois au Xinjiang visaient à prévenir et à réprimer le terrorisme, dans ce qu’il a appelé une “action du gouvernement chinois pour le bien du peuple”.

Lire la suite...

En Asie centrale, des voix s’élèvent contre la répression dans le Xinjiang

Tahiti-Infos

Depuis un an, la jeune femme affirme n’avoir plus entendu la voix de son époux, un Kirghiz musulman né en Chine. Des photos de ce dernier trônent sur la table de leur cuisine à Bichkek, la capitale du Kirghizstan, un pays d’Asie centrale frontalier du Xinjiang.

Quelques semaines après son dernier appel, Assyla Alimkoulova, 33 ans, dit avoir reçu un coup de téléphone d’une représentante de l’entreprise de son mari. Elle lui a annoncé qu’il “avait été envoyé étudier” dans un camp. 

Lire la suite...

Des Ouïgours punis pour les reportages de leurs proches aux États-Unis

Share America

Pour ces six journalistes de Radio Free Asia basés aux États-Unis, les détentions à grande échelle de musulmans ouïgours en Chine sont une affaire très personnelle. Des dizaines de membres de leurs familles sont détenus actuellement dans des « camps de rééducation » politiques, avec des centaines, voire des millions de personnes.

Lire la suite...