Qui protège les minorités du Xinjiang?

La Liberte, 17 January 2019

Par Paul Grossreider – Human Rights Watch et Le Monde ont publié des récits glaçants sur le traitement des populations ouïgoures (11 millions) et kazakhes (1,5 million) du Xinjiang, région au nord-ouest de la Chine. Ces rapports peignent un tableau alarmant du programme de détention des minorités turcophones et musulmanes de cette région. Le Comité des Nations Unies pour les minorités a rassemblé ces données et estime à plus d’un million les personnes internées dans au moins 220 lieux d’internement. Ces chiffres se basent sur des témoignages directs d’anciens détenus obtenus en dehors de Chine.

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Répression des Ouïgours en Chine: “Rendez-moi ma mère!”

L’Express, 6 February 2019

Par Emile Ton – Comme un million de Ouïgours, Gulbahar Haitiwaji est internée dans un camp depuis deux ans. Sa fille se bat pour la libérer.

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INTERNATIONALDes ONG réclament une enquête de l’ONU sur la détention des Ouïghours en Chine

Lemuslimpost

« Ensemble, nous lançons un appel aux Etats membres du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU pour qu’ils mettent en place, lors de la prochaine session à la fin du mois, une mission d’établissement des faits chargée d’enquêter » sur la détention « arbitraire » des Ouïghours dans le Xinjiang, a déclaré le directeur de Human Rights Watch, Kenneth Roth.

Une telle enquête doit être décidée par la majorité des 47 Etats membres du Conseil, dont la Chine est actuellement membre.

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Détenus musulmans contraints de travailler gratuitement

Source: Bitter Winter

Malgré la fin officielle de la « rééducation par le travail » il y a cinq ans, le Xinjiang reprend le système des camps de travail et le Parti engrange les profits.

Il est de plus en plus évident que les détenus musulmans en cours de transformation dans des camps d’éducation sont contraints d’effectuer un travail manuel. Le système laojiao ou « la rééducation par le travail », aboli par le Parti communiste chinois (PCC) en 2013, fait son retour : dans les faits, sinon par le nom. L’expression de « transformation par les camps d’éducation » a remplacé « rééducation par des camps de travail », mais cela ne signifie pas que les détenus ne sont plus tenus de travailler.

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« Des dizaines de membres de ma belle-famille ont disparu » – l’autre 11 septembre de Rushan Abbas

Source: Bitter Winter

Ce jour-là, sa sœur et sa tante ont disparu. C’était six jours après que la célèbre militante ouïghoure a dénoncé la disparition de beaucoup d’autres, parmi lesquels des bébés.

Rushan Abbas consacre sa vie à la défense des libertés religieuses et des droits humains pour les Ouïghours.

Marco Respinti

La première fois que j’ai rencontré Mme Rushan Abbas, c’était à Genève, le jour où le Conseil des droits de l’homme des Nations unies a examiné la situation de la Chine dans le cadre de l’Examen périodique universel. La pancarte qu’elle portait m’a fait grande impression, il y avait la photo d’une femme ouïghoure d’âge mûr et les mots suivants : « Où est ma sœur ? Elle est médecin, elle n’a pas besoin de formation ». Officiellement, les camps de détention de masse au Xinjiang portent le nom de camps de « rééducation », et des gens y sont torturés et y meurent alors que le Parti communiste chinois prétend qu’il leur dispense une « formation » pour les guérir de leur extrémisme religieux.

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Les musulmans du Xinjiang forcés de raser leurs barbes

Source: Bitter Winter

Les autorités du Xinjiang forcent les hommes musulmans à se débarrasser des attributs traditionnels sans quoi ils sont envoyés dans des camps de « transformation par l’éducation ».

Depuis l’entrée en vigueur de la Loi de régulation de déradicalisation dans la région autonome ouïghoure du Xinjiang, les autorités sévissent contre les « expressions et comportements influencés par l’extrémisme ». Adoptée à la 28e réunion du Comité permanent de la 12e assemblée nationale populaire de la région, le 29 mars 2017, la loi a été modifiée le 9 octobre 2018 et prévoit désormais des peines encore plus sévères pour les « activités extrémistes ».

Conformément à la loi, « la propagation du fanatisme religieux par la barbe irrégulière » est strictement interdite, et les autorités du Xinjiang appliquent l’interdiction en forçant les hommes musulmans à se raser la barbe sans quoi ils sont détenus dans les camps de « transformation par l’éducation ». Bitter Winter a reçu de nombreux témoignages sur la persécution des Ouïghours et des Huis à cause de cette interdiction.

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Des commerces harcelés pour mise en danger de la « stabilité sociale »

Source: Bitter Winter

Des réglementations nuisant aux commerces et pouvant être utilisées pour persécuter les commerçants ont été imposées dans le Xinjiang au nom de la stabilité sociale.

Comme Bitter Winter en a fait état, les autorités de la Région autonome ouïghoure du Xinjiang font peser un fardeau de plus en plus lourd sur les épaules des citoyens et des commerçants au nom de l’application des « mesures pour le maintien de la stabilité sociale ». Les entrepreneurs se voient dresser des contraventions, on les arrête, on ferme leur commerce au motif de diverses infractions techniques aux nouvelles réglementations que la plupart trouvent excessives.

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Ouïghours : quand la Chine réprime jusqu’en France

10.01.2019, asialyst

Manifestation de Ouïghours à Paris, le 5 juillet 2009, le jour des émeutes interethnique d’Urumqi, qui ont fait 197 morts. (Source : Courrier International)

La répression qui s’abat sur les Ouïghours ne s’arrête pas aux frontières du Xinjiang. Le gouvernement chinois tente par tous les moyens de contrôler la diaspora de cette minorité turcophone, de culture musulmane. Asialyst a enquêté sur les méthodes de Pékin pour espionner la communauté ouïghoure de France et forcer certains ressortissants à rentrer au pays.

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Mon ami Ouïghour, où es-tu ?

10.01.2019, Mediapart

Récit d’un jeune chercheur d’origine palestinienne se souvenant de son meilleur ami Nurali, un brillant étudiant ouïghour. N’ayant plus de contact depuis des années, l’auteur retrouve le nom de Nurali, devenu professeur à son retour à l’Université normale du Xinjiang après son doctorat en Allemagne, dans la liste des intellectuels ouïghours arrêtés par les autorités chinoises.

Les intellectuels ouïghours détenus dans les camps de concentration chinois
Fadi Zatari

Cet article a été publié originellement en anglais sur la plate-forme Muftah par un chercheur d’origine palestinienne le 14 décembre 2018. Pour voir la version originale : https://muftah.org/my-uyghur-friend-where-are-you/?fbclid=IwAR1zIqJNOAKStu2SaRYZbDzNjrwTSDfgULuS9-UsD43w8dDKk4OEtxLEI9w#.XDIV6lxKjIV

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La Chine dévoile son projet de « sinisation » de l’islam

10.01.2019, Mizane

La Chine s’est engagée à « siniser » l’islam au cours des quatre prochaines années, alors que la répression sécuritaire qui aurait conduit à l’internement de millions de musulmans du pays pourrait se propager. A Beijing, un reportage de Lucy Hornby pour le Financial Times que Mizane.info rend disponible en français.

Au cours des deux dernières années, la Chine a intensifié sa répression contre les Ouïghours, un groupe ethnique musulman turcophone originaire de la région nord-ouest du Xinjiang, qui parle une langue proche du turc.

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