QUATRE ANS APRÈS LA VAGUE D’ÉMEUTES, LA LIBERTÉ D’INFORMATION TOUJOURS ABSENTE AU XINJIANG

RSF, 5 Juillet 2013

A la veille du quatrième anniversaire des émeutes qui ont frappé la région autonome ouïgoure, le 5 juillet 2009, entraînant la répression de l’Armée populaire de libération et la coupure de tous les moyens de télécommunication pendant près d’une semaine, Reporters sans frontières dresse un bilan critique de la situation de la liberté de l’information dans une des régions où les plus étroitement surveillées du territoire chinois.

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Chine : les militants en faveur des droits humains sont persécutés

Amnesty International France
17 octobre 2010

La remise du prix Nobel de la paix à Liu Xiaobo a attiré l’attention de la communauté internationale sur les persécutions que lui font subir les autorités chinoises, qui l’ont condamné à 11 ans de prison pour « incitation à la subversion de l’État » à l’issue d’un procès inique.

Mais Liu Xiaobo n’est pas le seul militant chinois en faveur des droits humains actuellement en détention dans le pays. Ces prisonniers d’opinion sont détenus uniquement pour avoir exercé de manière pacifique leur droit à la liberté d’expression.

Le mouvement de défense des droits fondamentaux en Chine grandit mais les personnes qui tentent de signaler des violations des droits humains ou de remettre en cause des mesures gouvernementales jugées politiquement sensibles risquent fortement de voir leurs droits bafoués. Les autorités ont souvent recours à des chefs d’inculpation formulés en des termes vagues, tels que « mise en danger de la sécurité de l’État », « subversion de l’État » ou encore « séparatisme », afin de réduire au silence et d’emprisonner des militants pacifiques.

La femme de Liu Xiaobo, Liu Xia, est devenue une nouvelle victime de cette répression : elle a été assignée à résidence dès son retour chez elle après une visite à Liu Xiaobo, qui venait de recevoir le prix Nobel. Ci-dessous, Amnesty International décrit la situation de cinq autres militants chinois de premier plan qui ont été enfermés pour avoir osé critiquer le gouvernement.

Hairat Niyaz
Purge actuellement une peine de 15 ans de réclusion ; détenu au secret dans un lieu inconnu.

Journaliste ouïghour et rédacteur pour des sites internet, Hairat Niyaz a été condamné pour « mise en danger de la sécurité de l’État » à la suite des émeutes de 2009 à Ürümqi, la capitale de la région autonome ouïghoure du Xinjiang, pour des essais qu’il avait rédigés avant les manifestations et des entretiens qu’il a accordés à des journalistes de Hong Kong. L’avertissement qu’il a adressé aux autorités chinoises concernant la menace de violences ethniques dans la région, la veille des manifestations qui se sont tenues à Ürümqi et ont coûté la vie à 197 personnes, est resté vain.

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