Chine: Xi Jinping remplace Jésus dans le comté de Yugan

rfi, 16.11.2017

En Chine, le salut ne vient pas de Jésus mais du Parti communiste. A Yugan, un comté pauvre de la province de Jiangxi, où 10 % des près d’un million d’habitants se disent chrétiens, les habitants risquent d’être rayés de la liste des bénéficiaires des aides d’Etat s’ils n’acceptent pas de détruire tout symbole religieux dans leur demeure. Un nouvel exemple qui démontre que la Chine ne fait que peu de cas de la liberté religieuse et que le culte de la personnalité autour de Xi Jinping bat son plein.

Avec notre correspondante en Chine, Heike Schmidt

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Chine: la Grande Muraille numérique de la censure ne concerne pas Trump

rfi, 09.11.2017

Le président Donald Trump est en visite en Chine depuis mercredi 8 novembre, et il a tweeté depuis Pékin alors même que ce réseau social est interdit sur le territoire. Bien évidemment le président américain a vanté l’excellent accueil qui lui a été réservé. Mais son addiction et surtout son utilisation de Twitter sur le territoire chinois ne sont pas passées inaperçues.

Tout comme pour Facebook, Youtube et WhatsApp, en Chine, officiellement, on ne peut pas se connecter à Twitter. Mais en fait quiconque travaille, voyage ou milite en Chine le sait : pour contourner l’interdiction, il suffit de passer par un VPN. Un VPN c’est une technologie qui permet de se connecter à un réseau situé dans un autre pays, ce qui vous ouvre les portes de Twitter et vous rend quasi indétectable sur la Toile.

Le président américain, lui, n’a pas besoin de VPN. Il a à sa disposition tous les moyens technologiques les plus sophistiqués du monde pour outrepasser, où qu’il se trouve, n’importe quel blocage virtuel, et ce de manière ultra-sécurisée pour éviter que son téléphone portable ou son ordinateur ne soient piratés. Et bien évidemment on se doutait qu’il ne bouderait pas son plaisir de tweeter depuis la Chine.

Politiquement correct ?

Dans ses tweets «made in China», Donald Trump a vanté l’excellent accueil que lui a reservé Xi Jinping, il a posté de belles photos de la Cité Interdite, tout le monde est tout sourire, donc rien qui ne mette en péril les intérêts du régime chinois, bien au contraire.

Paul Triolo, spécialiste des questions de cybersécurité pour le think tank Eurasia, analyse l’attitude de la Chine face au « Twitter-président » : «Pendant les trois jours de visite du président Trump, les autorités chinoises sont plus qu’heureuses de le laisser tweeter. En fait, ce serait beaucoup plus embarassant pour le régime s’ils avaient bloqué son compte. Tout le monde sait que le président américain est un fervent utilisateur de Twitter, et les autorités ont probablement fait le pari que Donald Trump cherche à avoir de bonnes relations avec Xi Jinping et qu’il n’aurait donc probablement rien tweeté de gênant pour le régime».

Des intérêts bien identifiés

Le régime chinois assouplit d’ailleurs régulièrement l’accès à Twitter sur son sol pour les délégations étrangères ou lors de grands évènements internationaux qui attirent touristes et personnalités publiques. Le régime chinois tolère l’utilisation de Twitter par les étrangers dans la mesure où elle montre la Chine sous son bon jour. Le selfie du Premier ministre indien Narendra Modi avec Li Keqiang, Premier ministre chinois, n’avait visiblement posé aucun problème au régime même s’il sortait des codes policés et bien encadrés de la propagande politique chinoise.

L’Etat chinois et l’agence de presse officielle Xinhua News Agency administrent d’ailleurs des comptes Twitter, sur lesquels ils proposent du contenu en anglais, preuve que ces tweets sont destinés aux internautes étrangers, les Chinois n’étant pas censés se connecter à la plateforme américaine de micro-blogging.

«En revanche, ajoute le chercheur, s’il tweete quelque chose de controversé et que les internautes chinois s’en emparent sur les réseaux sociaux chinois, sur Weibo ou WeChat par exemple, alors le régime probablement limiterait la portée de ce tweet au sein du pays.»

La Grande Muraille numérique de Chine

La capacité de censure des contenus par le régime chinois, le contrôle de l’accès au web mondial, la veille sur les réseaux sociaux font partie « d’un système de surveillance du web très sophistiqué, qui a évolué avec le temps. Au départ, c’était de la censure pure et simple de certains sites internets maintenant c’est beaucoup plus flexible, ils ont des moyens plus fins de détecter et réduire la portée de certains contenus »,  explique Paul Triolo, qui rappelle que « ce qui intéresse vraiment le régime, c’est d’empêcher l’organisation sur les réseaux de potentielles manifestations contre le régime ».

Outre le repérage d’opposants politiques capables de déstabiliser le régime, le système de censure dit « la Grande Muraille numérique » est aussi une question de souveraineté numérique. Un concept derrière lequel se cachent non seulement des intérêts politiques, mais des enjeux économiques colossaux.

En fermant son marché aux entreprises étrangères du web, en particulier aux géants américains, la Chine cherche à développer ses propres systèmes informatiques et ses propres réseaux sociaux. Elle parvient ainsi à contenir toute vélléité étrangère de toucher les 730 millions d’internautes chinois.

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La maison d’édition allemande Springer Nature s’autocensure en Chine

rfi, 04.11.2017
Selon une information révélée par le Financial Times, la maison d’édition allemande de revues scientifiques Springer Nature vient de bloquer en Chine l’accès à plus de 1000 de ses articles dont le contenu aurait pu déplaire au régime communiste.

De notre correspondante à Shanghai, Angélique Forget

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19e Congrès du PCC: la «pensée» du numéro un chinois Xi inscrite à la charte

rfi, 24.10.2017

Clôture officielle, ce mardi 24 octobre 2017 au matin, du 19e Congrès du Parti communiste chinois. L’évènement se déroulait dans le palais du Peuple, sur la place Tiananmen. Dans une ambiance solennelle, les quelque 2 300 délégués ont élu les 205 membres du Comité central. Ils ont sans tarder entériné un important amendement à la charte pour y inscrire « la pensée de Xi ».

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Chine: à la veille du Congrès du Parti communiste, Pékin en état de siège

rfi, 18.10.2017

A Pékin s’ouvre mercredi 18 octobre le XIXe Congrès du Parti communiste chinois, grand rendez-vous politique qui n’a lieu qu’une fois tous les cinq ans. Président de la République, président de la Commission militaire centrale et secrétaire général du PCC, Xi Jinping se prépare à un nouveau sacre tout en musique, entre propagande, contrôle de l’information et marche militaire. Pour éviter que le moindre incident ne vienne troubler l’image du Parti, rien n’est laissé au hasard.

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Présidentielle kirghize: les enjeux pour la démocratie

rfi, 14.10.2017

Le 15 octobre, les citoyens du Kirghizistan sont appelés aux urnes pour élire leur cinquième président. Dans un contexte d’instabilité économique et de dépendance énergétique envers ses voisins, la seule démocratie d’Asie centrale doit faire face à de nouveaux défis. Tour d’horizon des enjeux de cette présidentielle.

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Hong Kong refoule un défenseur des droits de l’homme britannique

rfi, 14.10.2017

Le militant britannique des droits de l’homme, Benedict Rogers a été refoulé à la frontière de Hong Kong ce mercredi 11 octobre, alors qu’il arrivait à titre privé. Il n’a pas non plus été autorisé à voir son avocat Albert Ho qui s’était rendu à l’aéroport. Il a simplement été remis directement sur un vol retour vers Bangkok puis Londres.
Cette décision a surpris et choqué dans l’ancienne colonie britannique car si certains dissidents chinois sont régulièrement interdits à Hong Kong, c’est beaucoup plus rare pour les Occidentaux.

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The Trail from Xinjiang : récit amer de la vie des « voleurs ouïghours »

Le Journal International, 5 Octobre 2017

Par Bie Hu – Les Ouïghours sont une des minorités reconnues par la Chine. En grande majorité musulmane et turcophone, la population est originaire de Xinjiang. Après son intégration à la Chine en 1759, cette région a connu dans la première moitié du XXème siècle de brèves périodes d’indépendance. D’innombrables affrontements entre les séparatiste Ouïghours et le régime chinois se sont ensuivis. Au niveau social, les tensions sont également palpables. L’ethnie Han, majoritaire en Chine, a de nombreux préjugés à l’égard de cette minorité.

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Chine: l’Assemblée générale d’Interpol et la «chasse aux renards» de Pékin

rfi, 27.09.2017

Un millier de hauts fonctionnaires de la police de 190 pays sont réunis à Pékin jusqu’au vendredi 29 septembre pour leur Assemblée générale. Ils doivent discuter terrorisme international et cybercriminalité à l’invitation de la Chine, qui profite de ce grand rendez-vous pour confirmer sa place au sein de cette police internationale.

De notre correspondante à Pékin,

A peine un mois avant le grand congrès du Parti communiste, cette assemblée d’Interpol donne à Xi Jinping une formidable plateforme internationale. « La Chine est aujourd’hui considérée comme l’un des pays les plus sûrs au monde » s’est félicité le président chinois devant ses invités. « C’est une importante contribution de la Chine au monde ! »

Cette réunion est aussi l’occasion de parler de l’un des combats phares du numéro 1 chinois : la lutte anti-corruption. « Grâce à la collaboration au sein d’Interpol, la Chine a pu chasser des fugitifs partis à l’étranger et empêcher d’autres de quitter le territoire », se réjouit le journal de propagande Global Times.

Collaboration internationale

La presse officielle rapporte que des policiers chinois ont fait avancer bon nombre d’enquêtes avec l’aide de leurs collègues dans le monde. La police chinoise aurait enquêté main dans la main avec leurs collègues étrangers dans plus de 4 000 cas. D’ailleurs ce que Pékin appelle « la chasse aux renards », c’est-à-dire la chasse planétaire des fugitifs, aurait déjà permis de rapatrier au moins 2 500 escrocs présumés.

Heureux hasard ou fin stratagème ? A la veille de la conférence d’Interpol, l’un des 100 fugitifs les plus recherchés sur la liste de la « notice rouge » d’Interpol s’est rendu à la police. Xu Xuewei, un homme d’affaires accusé de fraude, est rentré des Etats-Unis où il avait trouvé refuge depuis 2012. Pour la Commission de discipline, l’organisme anti-corruption, c’est bien la preuve qu’il n’y a « plus de paradis sécurisé à l’étranger ».

Inquiétude des défenseurs des droits de l’homme

Que ce soit Amnesty International ou Human Rights Watch, les ONGs s’alertent – surtout depuis qu’Interpol a élu, fin 2016, le Chinois Meng Hongwei comme président. Meng Hongwei est vice-ministre de la Sécurité publique. La crainte est que la Chine pourrait se servir d’Interpol pour rapatrier des opposants politiques.

Il faut savoir qu’être rapatrié en Chine signifie être exposé à la torture, voire à la peine capitale et à des tribunaux qui condamnent plus de 99% des prévenus. Tout accord d’extradition avec la Chine est donc délicat. La France a finalement ratifié un tel accord en 2015. Depuis, au moins deux personnes ont été transférées vers la Chine.

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Kredite, Energie und Kupferrohre: Tadschikistan wuchsen aus dem Gipfel des BRICS

NOVASTAN, 14.09.2017

Emomali Rahmon s’est rendu en Chine le 5 septembre dernier. Le Président du Tadjikistan a pris part à des négociations avec les Président chinois Xi Jinping et a participé à un sommet du BRICS.

Novastan traduit et reprend ici un article initialement publié par Sputnik Tajikistan.

Le neuvième sommet du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) s’est déroulé du 3 au 5 septembre dernier à Xiamen, en Chine. Au total, dix pays y étaient représentés, notamment le Tadjikistan.

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