Répression des Ouïghours en Chine : le retour de la Révolution culturelle

France Inter, 14.09.2018

Minorité nationale et religieuse du nord-ouest de la Chine, les Ouïghours sont soumis à une répression et un endoctrinement de masse qui font l’objet d’un rapport inquiétant de l’organisation Human Rights Watch.

On se croirait revenu au temps de la Révolution culturelle des années 60 en Chine. Dans la province du Xinjiang, dans le nord-ouest du pays, le peuple Ouïghour est soumis à une répression et un endoctrinement dignes de l’ère maoïste, et dont on pensait le régime chinois définitivement revenu.

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Ouïghours: la Chine a-t-elle transformé le Xinjiang en “un énorme camp d’internement”?

Levif, 14.09.2018

La Chine a vigoureusement démenti lundi la détention dans des centres de rééducation d’un million de Ouïghours, ethnie majoritaire de la région musulmane du Xinjiang (nord-ouest), mais a défendu sa politique sécuritaire de lutte contre l’extrémisme et le terrorisme.

Lors d’une audition devant un comité des droits de l’homme de l’ONU à Genève, un responsable chinois a assuré qu’aucun groupe ethnique ni aucune religion n’était visé en particulier. “Les citoyens du Xinjiang, y compris les Ouïghours, jouissent des mêmes libertés et des mêmes droits”, a déclaré Ma Youqing, directeur du Département du travail du Front Uni, agence du Parti communiste chinois, au pouvoir à Pékin.

Lors de la première journée de la session consacrée par le Comité de l’ONU pour l’élimination de la discrimination raciale, l’un des 18 membres de ce comité, Gay McDougall, avait exprimé vendredi sa vive préoccupation au sujet de “nombreux rapports crédibles” affirmant que la Chine avait transformé le Xinjiang en “quelque chose qui ressemble à un énorme camp d’internement”.

Mme McDougall a cité des informations émanant de groupes de défense des droits de l’homme et faisant état d’un million de Ouïghours et de membres d’autres minorités musulmanes qui seraient détenus dans des centres de lutte contre l’extrémisme.

– “Totalement faux” –

M. Ma, qui faisait partie de la délégation chinoise d’une cinquantaine de membres venus répondre aux questions du comité, a affirmé que “l’argument d’un million de Ouïghours détenus dans des centres de rééducation est totalement faux”.

Il a également démenti l’affirmation de Mme McDougall selon laquelle la région du Xinjiang serait devenue “une zone de non-droit”. “Il n’y a aucune politique visant une minorité ethnique en particulier, ni limitant les droits et la liberté de religion du peuple ouïghour”, a ajouté le responsable chinois. Mais Mme McDougall n’a pas été convaincue par ses arguments.

“Vous dites que je me suis trompée sur le chiffre d’un million. Mais alors, combien sont-ils ? Et quelles sont les lois qui ont permis leur détention ?”, a-t-elle demandé. “Il nous faut plus qu’un simple démenti.” Le Xinjiang compte environ 22 millions d’habitants, dont près de la moitié de Ouïghours d’origine turque, dont beaucoup se plaignent de discriminations de la part de la majorité Han (chinois).

La Chine est accusée d’y avoir ouvert des centres de rééducation où des personnes soupçonnées d’intentions hostiles ou jugées suspectes y suivraient notamment des cours de mandarin ou des formations idéologiques.

Le Parti communiste justifie la surveillance de la population dans ce vaste territoire semi-désertique, où check-points policiers et caméras de surveillance sont omniprésents, par les menaces posées par l’extrémisme islamiste, le terrorisme et le séparatisme.

Des attentats imputés à des “séparatistes” ou musulmans radicalisés ont ainsi fait des centaines de morts ces dernières années dans la région ainsi qu’ailleurs dans le pays.

Dans un long éditorial, le Global Times, un influent quotidien proche du Parti communiste chinois, a défendu la politique sécuritaire qui a permis “d’éviter” que le Xinjiang devienne une nouvelle Syrie.

“Des politiciens et médias des Etats-Unis et d’autres pays occidentaux ont intensément critiqué la gouvernance du Xinjiang, parlant de massives violations des droits de l’homme et qualifiant la région de prison à ciel ouvert”, s’insurge le journal.

“Leur objectif est de semer le trouble au Xinjiang, et de détruire la stabilité si péniblement accomplie dans la région”, poursuit-t-il.

Grâce au durcissement sécuritaire, “le Xinjiang a été sauvé alors qu’il était au bord du chaos, évitant le sort d’une nouvelle Syrie ou d’une nouvelle Libye”, insiste l’éditorial.

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​Témoignage d’une Ouïghour exilée : les autorités chinoises “voulaient que j’espionne pour elles en France”

Marianne, 14.09.2018

Elle souhaite qu’on l’appelle Marianne. Comme beaucoup de membres de la communauté ouïghoure, elle est arrivée en France pour faire ses études, il y a une dizaine d’années de cela. Depuis quatre ans, Marianne est la cible d’intimidations de la part des autorités chinoises qui utilisent sa famille, restée au pays, pour faire pression sur elle. Harcèlement, surveillance, menaces envers sa famille, la jeune femme subit de plein fouet les demandes de plus en plus intrusives de la police chinoise.

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Les Ouïgours à la recherche d’un meilleur sort

Radio Canada, 14.09.2018

Connaissez-vous les Ouïgours? Ils forment la minorité musulmane de la province chinoise du Xinjiang, dans le nord-ouest du pays.

Il a été question dernièrement dans l’actualité de la situation tendue dans la région, au moment où les Ouïgours subissent de violentes persécutions. L’Organisation des Nations unies (ONU) a d’ailleurs reçu des informations crédibles selon lesquelles un million d’Ouïgours sont actuellement enfermés dans des camps de rééducation, ce que dément toutefois la Chine.

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Ouïghours : les camps secrets du régime chinois

Liberation, 14.09.2018

 «On se lève à 5 heures pour assister au lever de drapeau dans la cellule et entonner l’hymne chinois. Puis, à genoux sur le sol en béton, on chante des slogans ou des poèmes à la gloire du Parti. Ceux qui ne font pas assez de progrès ou se montrent trop fervents dans leur foi sont punis.»

Omurbek Eli, que Libération a pu interroger au téléphone, a passé vingt jours en novembre dans un «centre de transformation par l’éducation».Comme lui, ces derniers mois, des centaines de milliers de musulmans chinois ont été enfermés au Xinjiang, une région de l’ouest de la Chine. Dans ces bâtiments surpeuplés entourés de barbelés et aux vitres bouchées, installés dans d’anciennes écoles ou construits à grands frais, les prisonniers doivent réciter par cœur la pensée du président Xi Jinping, regarder des vidéos de propagande, critiquer la religion, apprendre des idéogrammes chinois. Leur détention est prolongée s’ils échouent aux examens organisés dans les camps.

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Le Xinjiang sous l’œil du Big Brother chinois

La-croix, 22.08.2018

La province musulmane du Xinjiang au nord-ouest de la Chine vit sous la férule d’un « appareil sécuritaire total » unique au monde.

Des dizaines de milliers d’Ouïgours sont envoyés de force dans des camps de rééducation au nom de la « stabilité et l’harmonie ».

Pour les 10 millions d’Ouïgours, la vie dans la Région autonome ouïgour du Xinjiang ressemble de plus en plus au monde décrit par le célèbre roman 1984 de Georges Orwell. Si cette immense province a souvent posé des problèmes à Pékin, qui a dû faire face à des rébellions locales, elle est victime depuis deux ans d’une répression sans limites.

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PAS DE CAMP DE DÉTENTION DE OUÏGHOURS

Chine-Magazine, 22.08.2018

Le gouvernement a démenti la détention dans des centres de rééducation d’un million de Ouïghours, ethnie majoritaire de la région musulmane du Xinjiang. Cette déclaration fait suite aux déclarations de Gay McDougall, membre du Comité des Nations Unies, qui a dénoncé la politique de la Chine envers la minorité ouïghoure.

A l’ouverture d’une session d’examen périodique de la situation des droits de l’homme en Chine à Genève, un comité d’experts des Nations Unies a dit disposer de nombreuses informations crédibles selon lesquelles un million d’Ouïghours étaient détenus dans « des camps d’internement géants placés sous le sceau du secret ».

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En France, des Ouïghours sous la pression des autorités chinoises

Liberation, 22.08.2018

«Je suis si angoissée, je n’arrive plus à respirer». À Paris, loin de son Xinjiang natal sur lequel la main de fer de Pékin s’est abattue, Mariem, une jeune Ouïghoure, raconte les «menaces» des autorités chinoises et le sort de parents envoyés en camps de rééducation.

La jeune femme fait partie des membres de cette minorité ethnique de Chine, turcophone et musulmane, établis en France qui ont témoigné auprès de l’AFP sur le contrôle dont ils font l’objet. Tous les prénoms ont été changés.

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UNE CHERCHEUSE OUÏGHOUR A DISPARU

Chine-Magazine, 22.08.2018

Plusieurs médias ont relayé la disparition du professeur Rahile Dawut, une des universitaires les plus admirés au sein de la communauté ouïghoure. Cette dernière aurait quitté Urumqi, au Xinjiang pour Beijing en décembre dernier.

Elle n’a pas été vue depuis et certains présument qu’elle serait détenue dans un centre de détention. Plusieurs institutions de recherche ont tenté pendant des mois de prendre contact avec la chercheuse de 52 ans, en vain. Après plusieurs mois de silence, la famille a décidé de réagir de peur que sa vie ne soit en danger.

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LA SURVEILLANCE AU XINJIANG RAPPORTE UN MILLIARD

Chine-Magazine, 22.08.2018

La présence accrue de la police dans la province du Xinjiang, pour prévenir tout séparatisme et extrémisme islamiste, a permit à des entreprises spécialisées en caméras et équipementiers des « centres de rééducation » de s’enrichir.

D’après l’Agence France Presse, ce marché représenterait plusieurs milliards d’euros pour les fournisseurs. En effet, les caméras sont désormais omniprésentes, suscitant l’indignation des organisations internationales de défense des droits de l’homme qui dénoncent des intrusions dans la vie privée.

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